Classique revisité par la Compagnie Tabola Rassa
Robinetterie de l’avarice
Plus de 450 représentations pour un Avare dépoussiéré où Harpagon économise ce qui devient le bien le plus précieux au XXIème siècle : l’eau, qui a pris la place de l’or.
Qu’arriverait-il si l’effet de serre faisait de la planète un désert où le plus riche serait celui qui possède le plus d’eau, bien rare devenu précieux ?
La compagnie Tabola Rassa plonge les personnages de Molière dans le bain de son or bleu. Voici Harpagon, Cléante, Valère et Elise, transformés en robinets !
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Ces accessoires de plomberie deviennent pourtant extraordinairement expressifs entre les mains des deux manipulateurs qui donnent vie et voix à ces bouts de tuyaux drapés de toiles colorées, campant Harpagon, Cléandre ou Anselme. Quelle aisance sur scène, et quel tour de force de nous faire pareillement rire avec ce classique. Tribune de Genève
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Sur une table de quelques mètres de long pour simple décor, les deux acteurs-manipulateurs donnent vie à toutes sortes de robinetteries, siphons et autres mitigeurs. La distribution des rôles et des costumes coule de source. Le jeune Cléante apparaît tout chromé, Harpagon devient un vieux robinet crochu au cœur desséché. Rafraîchie par ce bain de jouvence, comique et expressive, vivante et passionnelle jusque dans la voix et les intonations, cette galerie de robinets, plus vraie que nature, crache, pleure, jure et éclabousse dans une incroyable mise en scène.
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Mise en scène : Olivier Benoît, Miquel Gallardo
Manipulateurs : Olivier Benoît et Jean-Baptiste Fontanarosa
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Séance scolaire ouverte au public